Une prière pour les victimes des attentats de Ouagadougou et Jakarta

2016-01-17 Radio Vatican

(RV) A l’issue de la prière de l’Angélus place Saint-Pierre, le Pape a invité les fidèles à se tourner vers Dieu et à prier pour les victimes des attentats commis ces derniers jours en Indonésie et au Burkina Faso. «Que le Seigneur les accueille dans sa maison et soutienne l’effort de la communauté internationale pour construire la paix». Le Saint-Père a ensuite récité avec les personnes présentes place Saint-Pierre un Ave Maria.

Au Burkina Faso, un hôtel et un restaurant de Ouagadougou ont été visés par un attentat djihadiste vendredi 15 janvier 2016 soir. Le lendemain, à la mi-journée, le bilan encore provisoire était d’au moins 29 morts, de nombreuses nationalités. L’attaque a été revendiquée par le groupe djihadiste Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui l'a attribuée au groupe Al-Mourabitoune du chef djihadiste Mokhtar Belmokhtar.
L’attentat a eu lieu dans un quartier du cœur de la capitale burkinabé, dans des établissements fréquentés par les expatriés occidentaux et les employés des agences des Nations unies, l’hôtel de luxe Splendid et le restaurant Cappuccino. L’assaut de forces burkinabé aidées de militaires français aura duré 13 heures et permis de libérer 126 personnes, dont 33 blessées. En hommage aux victimes, un deuil national de 72 heures est observé à partir du dimanche 17 janvier 2016.

Ce drame surprend Mgr Philippe Ouédraogo, après une année de transition dans laquelle l’archevêque de Ouagadougou y voit la main de Dieu. Il appelle le peuple et les autorités à la vigilance pour détecter les ennemis de la paix.

Quatre morts à Jakarta

En Indonésie, quatre personnes ont été tuées lors de plusieurs fusillades et attentats-suicide revendiqués par l’Etat islamique et commis simultanément dans le centre de la capitale indonésienne, Jakarta. Plus de 20 personnes ont été blessées. Après les attentats, les premiers de cette ampleur depuis près de sept ans dans ce pays d'Asie du Sud-Est, 12 personnes ont été arrêtées dans plusieurs régions de l'archipel, et l'une d'entre elles est soupçonnée d'avoir financé ces attaques avec des fonds reçus de l'EI, a indiqué samedi la police.

(MD- AFP)

(Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)