Synode, rapport de mi-parcours

2012-10-17 Radio Vatican

La XIII° Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques consacrée à "la Nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne" est à mi-parcours. Depuis son ouverture il y a dix jours, des centaines de pères synodaux, experts auditeurs et délégués fraternels venus des cinq continents, se sont exprimés témoignant de leurs expériences et proposant des pistes de réflexion. Ce mercredi après-midi, en présence du Pape, le relateur général du Synode, le cardinal Donald William Wuerl, archevêque de Washington, a présenté un rapport faisant la synthèse de ces discussions. Hélène Destombes

Depuis l’ouverture des travaux, les interventions dans la salle du synode se succèdent mais ne se ressemblent pas, signe visible de la diversité des réalités vécues et des problématiques. Certains participants ont confié leurs peurs face à un monde globalisé et sécularisé, leurs préoccupations pour des pays, en particulier ceux du Proche et Moyen-Orient où les chrétiens sont minoritaires. D’autres ont évoqué des signes d’espérance visibles notamment au sein des paroisses, des petites communautés et des familles. Beaucoup ont mentionné le rôle indispensable des laïcs et l’importance du dialogue œcuménique et interreligieux dans la Nouvelle évangélisation. Tout cela figure dans la relation post disceptationem, le rapport qui vient d’être présenté.

Des débuts de réponses

En réaffirmant la nature de la Nouvelle évangélisation et en tenant compte du contexte actuel du ministère de l’Eglise - sécularisation, indifférence à la religion, voire dans certains pays violence et diminution de la liberté religieuse - le Synode propose des réponses :
- renforcer l’idée de la communion ecclésiale
- favoriser une conversion et une formation de la foi chez tous les baptisés
- créer des moments de rencontre avec le Christ en prenant appui sur la culture, domaine de la Nouvelle évangélisation
- développer « les œuvres de la justice sociale et de la Charité » ( réponse pastorale qui « a reçu une mention considérable »).

Mais pour ce faire, la Nouvelle évangélisation a besoin d’agents :
- la famille, « indispensable non seulement à la transmission de la foi, mais aussi à la formation de la personne humaine »
- les prêtres, « formés dans la reconnaissance du fait qu’ils consacreront leur vie au service de l’Eglise en tant que prêtres célibataires »
- les migrants et les laïcs appelés à s’engager dans tous les domaines de la société.

Autant de pistes qui vont nourrir les travaux des pères synodaux qui, dans les prochains jours, doivent élaborer les propositions finales.
(Hélène Destombes)

(Photo : cardinal Wuerl, archevêque de Washington)