Mgr Marcuzzo, vicaire pour Jérusalem, craint un déferlement de violence

2017-12-06 Radio Vatican

(RV) Entretien- Les mises en garde ont été unanimes, mais rien n’y a fait. Donald Trump a décidé de reconnaitre Jérusalem comme capitale d’Israël, et d’y transférer l’ambassade des Etats-Unis à moyen terme, rompant ainsi la tradition diplomatique américaine qui prévalait jusqu’ici.

Ce geste historique porte atteinte à l’un des points les plus épineux du conflit israélo-palestinien : le statut même de Jérusalem, la Ville trois fois sainte que se disputent depuis près de 70 ans, Israéliens et Palestiniens. C’est dire donc les conséquences incalculables que peut avoir cette décision explosive sur la ville divisée, la Terre Sainte, et au-delà, la région toute entière.

Des conséquences irréparables, dont s’inquiètent les chefs des Eglises de Jérusalem, dans une lettre ouverte, adressée au président américain. L’initiative de Donald Trump ne fera, selon eux, «qu’accroitre la haine, le conflit, la violence et la souffrance  à Jérusalem et dans toute la Terre Sainte» Et de lancer un appel solennel : «nous vous demandons, Mr le Président de nous aider à cheminer vers plus d’amour et vers une paix définitive », une paix « qui ne peut être obtenue si Jérusalem n’appartient pas à tous», écrivent-ils.

Manuella Affejee a recueilli la réaction de Mgr Giacinto Boulos Marcuzzo, vicaire patriarcal pour Jérusalem et la Palestine :

(MA-CV)

 

 

 

(Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)