Le message du Pape pour un rassemblement interreligieux au Japon

2017-08-05 Radio Vatican

(RV) Toutes les religions doivent «prier et travailler ensemble pour la paix», en cherchant à reconstruire «l’harmonie des nombreuses parties du monde déchirées par la guerre» et par le terrorisme. Le Pape a lancé un appel à promouvoir dans tous les camps des «relations justes» et aussi une «solidarité fraternelle», dans une lettre au vénérable Koei Morikawa, grand prêtre du bouddhisme Tendaï, à l’occasion de la 30e rencontre de prière pour la paix ouverte le jeudi 3 août sur le mont Hiei, à Kyoto, au Japon.

L’envoyé personnel du Pape était le cardinal John Tong Hon, évêque émérite de Hong Kong. Le cardinal chinois était accompagné par le nonce apostolique au Japon, Mgr Joseph Chennot, par Mgr Miguel Miguel Ángel Ayuso Guixot, secrétaire du Conseil pontifical pour le Dialogue interreligieux, et par le sous-secrétaire de ce dicastère, Mgr Indunil Janakaratne Kodithuwakku Kankanamalage.

«Je suis heureux d’envoyer des saluts cordiaux, et aux représentants des différentes traditions religieuses qui participent», a écrit le Pape dans sa lettre au leader bouddhiste, assurant avant tout de sa «proximité spirituelle» et s’unissant à tous «dans la prière pour une floraison renouvelée de la concorde et de l’harmonie dans de nombreuses parties du monde déchirées par la guerre».

«Ce sommet religieux annuel, a insisté François, contribue de façon significative à la construction de cet esprit de dialogue et d’amitié qui permet aux fidèles des religions du monde de travailler ensemble pour entrouvrir de nouveaux chemins pour la paix dans notre famille humaine». C’est justement la prière, a-t-il affirmé dans la lettre, qui «inspire et soutient notre engagement pour la paix, puisqu’elle aide à rendre plus profond notre respect réciproque en tant que personnes, elle renforce les liens d’amour entre nous, et pousse à accomplir des efforts décisifs pour promouvoir des relations justes et une solidarité fraternelle».

Le Souverain pontife a par ailleurs fait noter que «dans le monde actuel, marqué par la violence, par le terrorisme et par de croissantes menaces pour la terre, notre maison commune, ce témoignage de prière et de sollicitude partagée transmet un message fondamental aux hommes et aux femmes de bonne volonté». De fait, comme hommes de foi, a-t-il poursuivi, «nous croyons que la paix durable est vraiment possible, puisque nous savons que rien n’est impossible si nous nous adressons à Dieu dans la prière». Un concept que François avait déjà exprimé le 20 septembre 2016, à l’occasion du sommet interreligieux pour la paix.

La première Journée mondiale de prière pour la paix, qui avait eu lieu à Assise le 27 octobre 1986, avait été la source d’inspiration pour un groupe de bouddhistes japonais pour lancer l’idée d’une rencontre de prière interreligieuse dans leur terre. Le vénérable Etai Yamada, chef octogénaire du bouddhiste Tendaï a été tellement marqué par ce rassemblement d’Assise qu’il a organisé avec le même esprit, un an plus tard, en août 1987, une rencontre de prière sur le mont Hiei, lieu sacré du bouddhisme, en invitant les leaders des religions professées dans le pays du Soleil levant. La date avait été choisie en mémoire du bombardement atomique sur Hiroshima, le 6 août 1945.

(CV-L'Osservatore Romano)

 

 

 

(Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)