Le cardinal Tauran au Qatar pour soutenir le dialogue interreligieux

2016-02-19 Radio Vatican

(RV) Le cardinal Jean-Louis Tauran appelle à dénoncer les mauvaises actions sans rapport avec l'approche religieuse de la vie. Le président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux s’exprimait le 17 février 2016 dans le cadre de la XIIe Conférence sur le dialogue interreligieux de Doha, au Qatar.

«Les chefs religieux, a-t-il dit, ne doivent pas avoir peur de dénoncer sans hésiter les mauvaises actions et ambiguïtés de certains groupes qui n’ont rien à voir avec l’approche religieuse de la vie». Le problème n’est pas la religion mais les disciples. Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire, a-t-il affirmé citant Albert Einstein. «Ensemble, a-t-il assuré, juifs, chrétiens et musulmans peuvent remédier à la surdité de la société moderne par rapport à Dieu.» 

Il a relevé, comme un paradoxe, le fait que «jamais comme maintenant, au moins dans les temps modernes, les religions n’ont occupé autant d’espace dans le dialogue public, cela se voit par exemple, dans les librairies des aéroports qui offrent au public de nombreuses revues religieuses et livres de spiritualité. D’un autre côté, les religions font peur à cause des épisodes de violence barbare, dont les auteurs soutiennent être inspirés par des motifs religieux».

La conférence a été organisée par le Doha International Center for Interfaith Dialogue (Dicid) qui depuis sa fondation, en 2008, promeut des conventions, des rencontres, des publications et des projets de recherche au niveau international pour favoriser une connaissance toujours meilleure entre les religions, dans la perspective de trouver un patrimoine de valeurs communes.

« L’histoire des religions, a rappelé le cardinal Tauran, montre qu’il y a un futur possible, un futur partagé. Nous construisons donc ce futur dans les maisons, à l’école, dans les mosquées, dans les églises. Et c’est pour cela que le dialogue interreligieux est une nécessité. J’espère que de cette conférence puissent émerger des initiatives concrètes, parce que nous ne devons pas nous comporter passivement, face aux circonstances actuelles. »

(CV-RF avec I.MEDIA et L'Osservatore Romano)

(Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)