Les acteurs politiques et économiques appelés à protéger les mineurs sur internet

2017-10-06 Radio Vatican

(RV) Entretien - Le Pape François a reçu, ce vendredi 6 octobre 2017, les quelque 140 participants au congrès mondial sur le thème «la dignité des mineurs dans le monde numérique» qui vient de s'achever à Rome. Une rencontre inédite, à l’initiative du Centre pour la protection des mineurs de l’Université pontificale grégorienne, qui a rassemblé pendant 4 jours des diplomates, des membres d’ONG, des policiers, des dirigeants de grandes entreprises du numérique et des responsables religieux. L’objectif était, à travers une approche interdisciplinaire, d’améliorer la réponse mondiale face aux abus dont les jeunes sont victimes sur Internet.

Au terme des travaux, une déclaration finale a été adoptée par les participants, elle a été présentée au Pape. Ce texte intitulé «Déclaration de Rome» lance «un appel à agir». Ce problème souligne les participants «ne peut être résolu par une seule nation, une seule entreprise ou une seule religion. Il s’agit d’une question globale qui nécessite une plus grande conscientisation, et des actions de la part de tous les gouvernements, toutes les religions, toutes les entreprises et institutions».

De nombreux acteurs de la société sont donc interpellés: les autorités mondiales «pour qu’elles mettent en place des campagnes de sensibilisation», les responsables des grandes religions dans le monde afin que tous les croyants «s’unissent  dans un mouvement global pour protéger les enfants», les parlementaires pour «qu’ils améliorent la législation en faveur d’une protection plus efficace des mineurs».

Les gouvernements sont eux appelés à «fournir aux jeunes les instruments nécessaires pour une utilisation sûre et responsable d’internet». La déclaration insiste également sur le rôle fondamental des entreprises du numérique dans ce combat. Elles doivent «développer de nouveaux instruments et technologies pour lutter contre la prolifération d’images d’abus sexuels sur internet».

Hélène Destombes a rencontré l’un des participants, Antoine Normand, PDG de l’entreprise canadienne Bluebear, qui fournit aux forces de police des outils permettant l’analyse et le traitement de matériel pédopornographique. Il salue cette déclaration finale.

(CV)

(Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)