Journée mondiale de l’Enfance : la protection des mineurs avance à petits pas

2017-11-20 Radio Vatican

(RV)  «Œuvrons ensemble pour que les enfants puissent nous regarder en souriant et conservent un regard limpide, plein de joie et d'espérance. #WorldChildrensDay»

En cette Journée mondiale des droits des enfants, le Pape François a ainsi exprimé dans un tweet tout son soutien et ses espoirs, pour faire évoluer les droits des enfants dans le monde.

Le 20 novembre 2017 est en effet célébré dans le monde entier, la Journée mondiale de l’Enfance, observée chaque année depuis l’adoption de la Convention de l’ONU sur les droits de l'enfance et de l'adolescence, le 20 novembre 1989.

En 1954 déjà, l’Assemblée générale des Nations unies recommandait que tous les pays instituent une Journée mondiale de l’enfance, sans pour autant en fixer le jour.

Déscolarisation, pauvreté et «enfants fantômes»

Malgré les progrès accomplis ces dernières décennies, les chiffres de l’Unicef demeurent alarmants en 2016 :

  • 385 millions d’enfants sont encore en situation d’extrême pauvreté.
  • 264 millions ne vont pas à l’école.
  • 250 millions vivent dans des zones de conflits ou de guerre.
  • 230 millions d’enfants de moins de cinq ans n’ont jamais été déclarés à leur naissance. Un enfant sur 3 dans le monde est donc ce qu’on appelle un «enfant fantôme», qui n’existe pas officiellement.
  • 5,6 millions d’enfants de moins de 5 ans sont morts de causes évitables.

En France, environ 3 millions d’enfants, soit 1 enfant sur 5, vivent sous le seuil de pauvreté. À cet égard, Jean-Marie Dru, président d’Unicef France,  a ainsi fustigé dans une tribune au journal Le Monde, «l’absence criante de plans d’ensemble et de véritables politiques», en matière de protection de l’enfance.

La «tolérance zéro» du Saint-Siège

Au Vatican, la Commission pontificale pour la protection des mineurs a clos son premier cycle de travail de trois ans en septembre dernier.  La «tolérance zéro» est fermement exprimée par le Pape François, notamment face aux abus sur mineurs dans l’Église.

«Je désire partager avec vous la profonde douleur que je ressens dans mon âme pour la situation des enfants victimes d’abus, comme j’ai déjà eu l’occasion de le faire récemment en diverses occasions. Le scandale des abus sexuels est véritablement un terrible fléau pour toute l’humanité, et touche de nombreux enfants, jeunes et adultes vulnérables dans tous les pays et dans toutes les sociétés. Pour l’Église également, cela a été une expérience très douloureuse. Nous éprouvons de la honte pour les abus commis par des ministres sacrés, qui devraient être les personnes les plus dignes de confiance», avait déclaré le Souverain Pontife, lors de son discours aux membres de cette commission pontificale, le 21 septembre dernier. 

La levée du secret pontifical en cas d’abus sexuel, qui risquait d'entraver l'action des victimes à un minimum de droits sur leur défense, figurait ainsi parmi les recommandations principales de la Commission.

Un autre pas significatif de la part de l’Église est provenu aujourd’hui d’Espagne. La Conférence épiscopale espagnole, qui ouvre ce 20 novembre son assemblée plénière a décrété pour ce même jour, une journée de prière pour les victimes des abus sexuels. Une initiative inédite de la part de l’Église d’Espagne, qui s'ajoute à des initiatives semblables déjà assumées dans d'autres pays, notamment par la Conférence des évêques de France.

(DA)

 

(Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)