Devant la Pénitencerie apostolique, le Pape rappelle que le pardon de Dieu s'adresse à tous

2016-03-04 Radio Vatican

(RV) Depuis plus d’un quart de siècle, la Pénitencerie apostolique, le premier des trois tribunaux de la Curie, organise tous les ans un cours sur le for interne. C’est un cours de formation qui vise à aider les séminaristes et les prêtres récemment ordonnés à bien administrer le sacrement de la réconciliation. Une initiative saluée par le Pape François au cours de l’audience qu’il a accordé ce vendredi matin aux quelque 500 participants, et ce quelques heures avant de présider une célébration pénitentielle dans la basilique Saint-Pierre.

En ce temps caractérisé par l’individualisme et par la tentation du repli sur soi, le Saint-Père encourage les prêtres à remettre au centre le Sacrement de la réconciliation et à accompagner les personnes qui s’approchent du confessionnal. «Tous, a-t-il réaffirmé avec force, peuvent obtenir le pardon de Dieu. Dieu est un Père qui aime et attend tous ses enfants, en particulier ceux qui se sont fourvoyés ou qui se sont éloignés. Le Sacrement de la réconciliation est le lieu privilégié pour faire l’expérience de sa miséricorde.»

«Les confesseurs ne doivent jamais oublier, a prévenu le Pape François, qu’ils sont des instruments de la miséricorde de Dieu et ils doivent veiller à ne pas faire obstacle au don du salut. Le confesseur est lui-même un pécheur qui a besoin d’être pardonné. Cela exige de la part des prêtres une grande cohérence évangélique, une bienveillance paternelle, une fois humble et généreuse ; nous sommes des gardiens jamais des maitres, aussi bien des brebis que de la grâce.»

De son côté, tout fidèle repenti peut avoir la certitude après avoir reçu l’absolution que ses péchés ont été effacés. Il ne doit donc plus se sentir opprimé par ses fautes et vivre dans l’action de grâce, prêt à réparer le mal commis. Citant l’Évangile selon Saint Luc, le Souverain Pontife a rappelé qu’il y aura «de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de conversion».

(CV-RF)

(Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)