Dans quelle optique lit-on le destin du l’homme
2012-06-12 L’Osservatore Romano
Dans le journal d’aujourd’hui nous publions de larges extraits de l’homélie que le cardinal secrétaire d’Etat, Tarcision Bertone, a prononcé l’après-midi du 12 juin, dans la cathédrale d’Oliwa à Dantzig, jour du vingt-cinquième anniversaire de la visite de Jean-Paul II dans la ville et vingtième anniversaire de l’institution de l’Eglise métroplitaine de Gdansk.
Tarcisio Bertone rappelle comme l’a fait il y a vingt cinq Jean-Paul II, que la
vie sur la terre devient plus humaine lorsque l’on gouverne avec la vérité et la
liberté avec la justice et l’amour.
Lors des rencontres et des célébrations eucharistiques de Jean-Paul II, ont été prononcées des paroles inoubliables adressées à tous les Polonais, paroles liées de manière indissoluble à l’histoire de ce pays. Sur la jetée de la Place Kosciusszko à Gdynia, le 11 juin 1987, le pèlerin de l'espérance a rappelé comment « le mot de solidarité a été prononcé ici, face à la mer polonaise », comment « il a été prononcé d’une manière nouvelle, ce qui dans le même temps confirme son contenu éternel. (…) Au nom de l’avenir de l’homme et de l’humanité il est nécessaire de prononcer ce mot solidarité ». Aujourd’hui la solidarité se répand comme une vague à travers le monde, et nous dit que nous ne pouvons pas vivre selon le principe « tous contre tous », mais seulement selon l’autre principe « tous avec tous », « tous pour tous ».
A Sopot, au cours d’un inoubliable 5 juin 1999, il dit: « Aujourd’hui, le
monde et la Pologne ont besoin d’hommes au grand cœur, qui servent avec humilité
et amour, qui bénissent et ne se traitent pas mal, qui conquièrent la terre avec
la bénédiction ». Aujourd’hui aussi ces paroles demeurent actuelles. Jean-Paul
II en cette occasion rappela la naissance et le sens de Solidarność, précisément
ici à Gdansk. Il affirma avec une grande détermination que « cet événement
appartient à l'héritage national ». Et il ajouta ces mots inoubliables:
« J’entendis venant de vous alors à Gdansk: ‘Il n’y a pas de liberté sans
solidarité’. Aujourd’hui il faut dire: ‘Il n’y a pas de solidarité sans amour ».
Ainsi traça-t-il la voie d’une construction spirituelle: « Nous sommes appelés,
dit-il, à construire l’avenir basé sur l’amour de Dieu et du prochain, pour
édifier la ‘civilisation de l’amour’ ». Ce sont des paroles pour tous et pour
toutes les époques.






