Conférence de presse du Pape François durant le vol retour du Mexique

2016-02-19 L’Osservatore Romano

Ce peuple Mexicain est « un peuple d'une si grande richesse, c'est un peuple qui surprend ». Il possède « une culture millénaire » et c'est « un peuple d'une grande foi », même « s'il a souffert de persécutions religieuses ». En somme, c'est un peuple que « l'on ne peut expliquer » par sa richesse, son histoire, sa joie, sa capacité à faire la fête, malgré les tragédies. C'est ainsi que le Pape François a synthétisé ses impressions sur le voyage au Mexique, en répondant aux questions des journalistes dans la soirée du mercredi 17 février, au début du vol retour qui l'a conduit à Rome dans l'après-midi du jeudi 18.

Durant l'habituelle conférence de presse, le Souverain Pontife a abordé différents thèmes d'actualité. Mais il a voulu à plusieurs reprises revenir sur la pensée de l'accueil reçu par le peuple mexicain, en en soulignant aussi l'unité, qui lui a permis de « ne pas sombrer », de « ne pas terminer dans de nombreuses guerres », comme cela s'est produit dans d'autres pays du monde. Et il s'est dit convaincu que si ce « peuple a encore cette vitalité », cela « s'explique uniquement par Guadalupe : la Vierge est là. Je ne trouve pas d'autre explication ». Dans ce mystère lié à la « Morenita » – a-t-il remarqué – il y a le secret pour « comprendre un peu ce peuple si grand, si beau ».

Et interpellé précisément sur sa halte de prière silencieuse devant l'image vénérée, effectuée en fin d'après-midi du samedi 13, le Pape a expliqué qu'il avait invoqué l'intercession de la Vierge « pour le monde, pour la paix », et pour « tant de choses » : tellement de choses que – a-t-il dit en souriant – « la pauvre a fini avec la tête comme ça ».

François a aussi confié qu'il avait « demandé pardon » et qu'il avait confié à la Vierge l'espérance « de voir l'Eglise grandir sainement » et « que les prêtres soient de vrais prêtres, et les sœurs de vraies sœurs et les évêques de vrais évêques : comme le Seigneur nous veut ».

Concernant les thèmes sociaux liés à la réalité mexicaine, en particulier au drame des desaparecidos, le Souverain Pontife a rappelé son attention envers ce tragique phénomène et a invité à relire ses discours pour y trouver « des références continues aux assassinats, aux morts, à la vie prise par toutes ces bandes du trafic de drogue, des trafiquants d’êtres humains ». En effet, a-t-il assuré, « j'ai parlé de ces problèmes comme de l'une des plaies dont souffre le Mexique ».

Texte intégral de la conférence de presse