Conclusions de la conférence sur le désarmement nucléaire au Vatican

2017-11-12 Radio Vatican

(RV) Le document, construit sur le lien entre le désarmement intégral et le développement intégral, fait à plusieurs reprises référence au Magistère du Pape François, lequel a déjà souligné que «tout est lié». Une série de réflexions et de priorités découlent de ce principe. La condamnation ferme de l’utilisation et de la possession de l’arme nucléaire est clairement inscrite en tête des conclusions de la conférence sur le désarmement nucléaire des 10 et 11 novembre au Vatican. Il s’agit d’armes de guerre indiscriminées et disproportionnées, qui ont déjà eu des effets négatifs pour l’atmosphère et les océans dérivant des tests nucléaires.

Par ailleurs, la dissuasion nucléaire n’est pas retenue comme une réponse adaptée aux crises et aux défis d’un monde multipolaire. La dissuasion n’est pas une réponse pas à la menace terroriste, aux conflits asymétriques, aux problèmes environnementaux, ni à la pauvreté. La dissuasion ne peut pas créer de paix durable. Sur ce point, le texte reprend les paroles du Saint Père : «Les armes de destruction massive, en particulier les armes nucléaires, ne créent rien d’autre qu’un faux sentiment de sécurité».  

Concernant la dépense consacrée à l’armement nucléaire, elle vient en soustraction des ressources nécessaires à la promotion du développement, de la paix, et de la justice.

Le désarmement nucléaire est un problème global qui nécessite une réponse globale, collective et concertée, fondée sur la confiance réciproque. Le désarmement est une exigence urgente et un processus de longue haleine, qui nécessite un dialogue incluant à la fois les pays possesseurs de la bombe atomique, les pays n’y ayant pas accès, les organisations internationales et les communautés religieuses ; l’église catholique étant pour sa part engagée dans la promotion de ce dialogue à tous les niveaux.

Le document conclusif de la conférence invite enfin tous les pays qui ne l’ont pas encore fait à prendre en considération la ratification du Traité de l’ONU sur l’interdiction des armes nucléaires, adopté par 122 pays sur 192, ratifié aujourd’hui par 53 états, mais pas encore par les puissances nucléaires.

(JCP)

(Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)