Commentaire de l'Evangile du 8 juillet
2012-07-07 Radio Vatican
Le père Jean-côme About commente l’Évangile du dimanche 8 juillet
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 6,1-6
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8 juillet. Ce quatorzième dimanche ordinaire nous introduit dans l’intimité familiale de Jésus qui comme tout un chacun rend visite à sa famille dans son village.
Et comme il a commencé à enseigner, il se met à le faire dans la synagogue. Et les auditeurs sont frappés d’étonnement et s’exclament : « D’où cela lui vient-il ? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et ces grands miracles qui se réalisent par ces mains ? N’est-il pas le fils du charpentier, le fils de Marie, etc. ? Et ils étaient profondément choqués à cause de lui ».
Il y a une montée en crescendo du reproche qui est fait à Jésus : En premier lieu, on s’étonne, puis on constate ce qui est accompli et enfin on condamne parce qu’on connaît l’auteur et que cela n’est pas possible.
Tout le scandale de cette attitude et de cette position consiste en ce que l’on refuse avec des raisons secondes ce que l’on devrait accepter avec des raisons premières que l’on connait très bien.
Car Jésus ne cache rien, sa sagesse et sa détermination sont connues, ses miracles aussi mais sa parentèle ne veut l’admettre. Toutes ces braves personnes invoquent pour leur justification qu’ils connaissent sa famille, et certainement aussi sa vie antérieure parmi eux.
Il était pourtant un simple menuisier, d’où a-t-il reçu tout cela subitement ?
Et comme il est facile de refuser que d’accepter, même l’impossible rendu flagrant, ils refusent de se laisser toucher par la foi.
Jésus comprend et généralise l’objection en la condamnant : tout prophète a subi ce même destin dans son propre pays. Et tant que l’homme maintient en lui cette objection, aucune guérison, qui suppose la foi confiante, ne peut lui être accordée.
Jésus stigmatise ce mécanisme qui trop souvent devient réflexif en nous :
Pour nous convaincre de ne pas avoir à nous engager, nous nous justifions par une connaissance prétendument acquise de l’événement ou de l’autre pour le rejeter.
Un simple reflexe de crainte et de peur : je ne le connais pas ou je le connais trop bien ! Et nous fermons la porte à la découverte et à la conversion.
Qui de nous n’a pas confiné quelqu’un dans un acte à nos yeux répréhensible ou en l’enfermant dans une impossibilité de changer : « celui-là, il ne changera jamais ! » ?
C’est ce que recouvre, d’une certaine manière, le péché contre l’Esprit car nous allons jusqu’à refuser que la grâce de Dieu puisse avoir opérée dans le cœur de la personne et l’avoir changé. En fait, c’est refuser que Dieu ait pu convertir quelqu’un. Ce péché est passible du non pardon de la part de Dieu car celui qui l’aime ne peut que rester à l’affut de l’amour et des œuvres que Dieu accomplit.
Seigneur, suscite en mon cœur cette appréhension d’amour qui anticipe dans mon regard le fait que tu travailles déjà en moi et en mes frères.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 6,1-6
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8 juillet. Ce quatorzième dimanche ordinaire nous introduit dans l’intimité familiale de Jésus qui comme tout un chacun rend visite à sa famille dans son village.
Et comme il a commencé à enseigner, il se met à le faire dans la synagogue. Et les auditeurs sont frappés d’étonnement et s’exclament : « D’où cela lui vient-il ? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et ces grands miracles qui se réalisent par ces mains ? N’est-il pas le fils du charpentier, le fils de Marie, etc. ? Et ils étaient profondément choqués à cause de lui ».
Il y a une montée en crescendo du reproche qui est fait à Jésus : En premier lieu, on s’étonne, puis on constate ce qui est accompli et enfin on condamne parce qu’on connaît l’auteur et que cela n’est pas possible.
Tout le scandale de cette attitude et de cette position consiste en ce que l’on refuse avec des raisons secondes ce que l’on devrait accepter avec des raisons premières que l’on connait très bien.
Car Jésus ne cache rien, sa sagesse et sa détermination sont connues, ses miracles aussi mais sa parentèle ne veut l’admettre. Toutes ces braves personnes invoquent pour leur justification qu’ils connaissent sa famille, et certainement aussi sa vie antérieure parmi eux.
Il était pourtant un simple menuisier, d’où a-t-il reçu tout cela subitement ?
Et comme il est facile de refuser que d’accepter, même l’impossible rendu flagrant, ils refusent de se laisser toucher par la foi.
Jésus comprend et généralise l’objection en la condamnant : tout prophète a subi ce même destin dans son propre pays. Et tant que l’homme maintient en lui cette objection, aucune guérison, qui suppose la foi confiante, ne peut lui être accordée.
Jésus stigmatise ce mécanisme qui trop souvent devient réflexif en nous :
Pour nous convaincre de ne pas avoir à nous engager, nous nous justifions par une connaissance prétendument acquise de l’événement ou de l’autre pour le rejeter.
Un simple reflexe de crainte et de peur : je ne le connais pas ou je le connais trop bien ! Et nous fermons la porte à la découverte et à la conversion.
Qui de nous n’a pas confiné quelqu’un dans un acte à nos yeux répréhensible ou en l’enfermant dans une impossibilité de changer : « celui-là, il ne changera jamais ! » ?
C’est ce que recouvre, d’une certaine manière, le péché contre l’Esprit car nous allons jusqu’à refuser que la grâce de Dieu puisse avoir opérée dans le cœur de la personne et l’avoir changé. En fait, c’est refuser que Dieu ait pu convertir quelqu’un. Ce péché est passible du non pardon de la part de Dieu car celui qui l’aime ne peut que rester à l’affut de l’amour et des œuvres que Dieu accomplit.
Seigneur, suscite en mon cœur cette appréhension d’amour qui anticipe dans mon regard le fait que tu travailles déjà en moi et en mes frères.




