Comment la foi dans le Christ rapproche la Russie et la Pologne
Varsovie, 18 juillet. Moins un point de départ que le début d'un parcours ensemble, une nouvelle étape du témoignage positif de l'amour fraternel entre les deux Eglises, d'un amour « qui constitue le critère fondamental du christianisme et de son affirmation ». L'essentiel est de susciter, à travers la prière commune à l'Esprit Saint, malgré les différences réellement
existantes, « davantage de confiance entre nos fidèles et dans le monde qui nous entoure ». Dans un long entretien à l'agence catholique polonaise d'information Kia, l'archevêque émérite de Gniezno, S.Exc. Mgr Henryk Józef Muszyński, explique la signification de la signature « historique » qui attend, le 17 août, au château royal de Varsovie, le Patriarche de Moscou, Cyrille, primat de l'Eglise orthodoxe russe, et l'archevêque de Przemyśl des Latins, S.Exc. Mgr Józef Michalik, président de la Conférence épiscopale polonaise. Ce jour-là – qui marquera le sommet de la visite que Cyrille accomplira en Pologne du 16 au 19 août – sera signé un appel commun à la réconciliation adressé aux populations russe et polonaise, en particulier aux fidèles orthodoxes et catholiques.
Une anticipation de ce qui aura lieu dans un mois a été donnée dimanche dernier par le patriarche de Moscou à Katyń, théâtre en 1943 du massacre, sur ordre de Staline, de près de 22.000 mille citoyens polonais (officiers et prisonniers de guerre) perpétré par l'Armée rouge. Cyrille, après la liturgie célébrée dans l'église de la Résurrection, a défini Katyń « la scène d'une tragédie qui unit la Russie et la Pologne, un sépulcre commun, un lieu d'affliction partagée, d'émotion profonde », en rappelant que « rien ne rapproche plus que la souffrance commune, si elle est partagée ».




