Audience générale : Dieu nous aime d'un amour filial et inconditionnel

2017-06-14 Radio Vatican

(RV) Lors de l’audience générale de ce matin, tenue Place Saint-Pierre sous une très forte chaleur qui a contraint le personnes les plus fragiles à trouver abri en salle Paul VI, le Pape a poursuivi sa série d’enseignement sur l’espérance en s’arrêtant cette fois sur la parabole de l’Enfant prodigue, racontée dans le 15e chapitre de l’Évangile selon saint Luc.

Le Pape a rappelé que l’amour filial est une expression de l’amour chrétien.

Le compte rendu de Cyprien Viet

«Aucun de nous ne peut vivre sans amour. Et un mauvais esclavage dans lequel nous pouvons tomber est celui de croire que l’amour soit mérité.» Avec cette entrée en matière, le Pape s’est arrêté sur les impasses de ce que la société appelle l’amour, mais qui prend parfois des visages trompeurs : «Beaucoup de personnes aujourd’hui cherchent une visibilité seulement pour compenser un vide intérieur (…) De nombreux narcissismes naissent d’un sentiment de solitude, du sentiment d’être orphelin.» Mais en fait, tous ces comportements qui peuvent sembler inexplicables expriment seulement une question : «Est-ce que je suis digne d’être aimé?»

Derrière tellement de formes de haine sociale et de banditisme il y a souvent un cœur qui n’a pas été reconnu, a souligné le Pape, en remarquant qu’il n’existe «pas d’enfants mauvais ou d’adolescents totalement méchants», mais il existe surtout des «personnes malheureuses». Parfois il suffit de peu pour trouver «une voie de sortie» : un sourire donné gratuitement peut changer la vie de celui qui était «fermé dans la tristesse».

L’amour de Dieu est inconditionnel et n’est pas lié à nos mérites, à l’image du père de l’enfant prodigue : «Quand il était encore loin, son père le vit, et eut compassion», est-il écrit dans l’Évangile. C’est cet amour filial, plus grand que tous les conflits et ressentiments, qui exprime le mieux l’amour de Dieu pour tous. Le Pape s’est souvenu de toutes ces mamans de prisonniers qu’il rencontrait lors de ses visites en prison : leur amour pour leur fils était inconditionnel. Aucun péché, aucune erreur ne pouvait annuler leur amour.

«L’amour appelle l’amour, d’une façon plus forte que la haine n’appelle la mort. Jésus n’est pas mort et ressuscité pour lui-même, mais pour nous, pour que nos péchés soient pardonnés. C’est donc un temps de résurrection pour tous : le temps de soulager les pauvres du découragement, surtout ceux qui gisent dans le sépulcre depuis un temps bien plus long que trois jours. Que souffle ici sur nos visages, un vent de libération. Que germe ici le don de l’espérance. Et l’espérance est celle de Dieu le Père qui nous aime comme nous le sommes : il nous aime tous et toujours», a conclu le Saint-Père.

Au terme de son audience, le Pape a évoqué la mémoire liturgique, ce 13 juin, de saint Antoine de Padoue, «saint patron des pauvres et des souffrants». Il a invité les jeunes à «imiter la droiture de sa vie chrétienne», les malades à ne pas se fatiguer de demander son intercession à Dieu le Père pour ce dont ils ont besoin, et enfin aux nouveaux époux de se mettre à son école dans la connaissance de la Parole de Dieu.

(CV)

 

(Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)