ASIE/MYANMAR - L’héritage de la visite du Pape François : une trace de miséricorde au sein d’une nation à majorité bouddhiste

Yangon – Le Pape François a laissé une trace évangélique de compassion et de miséricorde au sein d’une nation à majorité bouddhiste. La population birmane a perçu clairement son message de paix et de réconciliation. C’est ce qui reste de la visite du Saint-Père au Myanmar ainsi que le remarquent pour l’Agence Fides des responsables et des fidèles catholiques ayant participé et suivi les différents moments du voyage apostolique.
Joseph Kung Za Hmung, laïc catholique et fondateur du service catholique Gloria TV regroupant divers moyens de communication y compris numériques, indique à l’Agence Fides : « L’atmosphère au sein de la communauté catholique est aujourd’hui de grand enthousiasme. Nous sommes vraiment heureux de cet événement historique. La petite Eglise birmane s’est sentie véritablement soutenue et encouragée par Pierre, qui est arrivé pour rendre visite à une périphérie. Les jeunes sont en particulier ceux qui ont été particulièrement touchés. Ils constituent notre espoir et toute l’Eglise birmane bénéficiera de cet enthousiasme renouvelé, pour porter à la nation de l’Evangile de la réconciliation, de la guérison et de la paix ».
Un deuxième point d’impact de la visite du Pape François concerne le dialogue interreligieux. « La rencontre avec les responsables bouddhistes au temple bouddhiste de Yangon a marqué l’opinion publique. Les responsables bouddhistes déclarent aujourd’hui avoir beaucoup apprécié son témoignage d’homme de Dieu, d’homme de dialogue et de paix, de responsable spirituel qui reconnaît la dignité de tout être humain qu’il rencontre ».
Enfin, un autre héritage consiste dans la valeur strictement politique de la visite. « La présence du Pape – conclut Joseph Kung Za Hmung – a également eu une valeur politique en ce qu’avec les autorités civiles, il a parlé d’inclusion des minorités, de processus de paix, de guérir les blessures de la nation dans la perspective de la construction du bien commun et dans le respect des droits fondamentaux. Ce message évangélique a un impact politique qui a été porté avec délicatesse et dans le même temps avec clarté. Espérons qu’il puisse avoir un effet concret dans le cadre de la conférence de dialogue entre le gouvernement et les minorités ethniques par exemple » mais également dans d’autres domaines de la vie publique « comme la construction de la démocratie afin que la nation s’inspire toujours à des principes de justice, de paix et de développement égal pour tous ».